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Comprendre les infections urinaires : définition, symptômes, causes et traitements

Infection urinaire : symptômes, causes et traitements. Apprenez à reconnaître et soigner efficacement une infection urinaire.

1 juillet 2025 14  min de lecture

Les infections urinaires comptent parmi les affections les plus courantes. Elles représentent le deuxième motif de prescription d’antibiotiques en France, touchent près de 4 à 6 millions de personnes par an et 1 femme sur 2 en souffrira au moins une fois dans sa vie. 

Si la cystite aiguë simple reste bénigne dans la plupart des cas, certaines situations peuvent exposer à un risque de complication plus grave, notamment en cas de grossesse, de récidives fréquentes ou d’infection urinaire chez l’homme. Une prise en charge rapide et adaptée est essentielle pour limiter les risques et prévenir les récidives. 

Qu’est-ce qu’une infection urinaire ? 

Une infection urinaire est une inflammation de la vessie généralement due à la présence anormale de bactéries pathogènes dans l’appareil urinaireii. La plupart du temps, elle est causée par Escherichia coli, une bactérie naturelle de la flore digestive, qui migre de l’anus vers l’urètre, puis remonte éventuellement vers la vessie ou les reins. Bien que les hommes soient concernés, les femmes sont celles qui en souffrent le plus régulièrement. 

L’appareil urinaire 

L’étude de l’anatomie de l’appareil urinaire permet de mieux comprendre pourquoi les infections urinaires touchent principalement les femmes.  

L’appareil urinaire comporte plusieurs organes : les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Les reins produisent de l’urine qui est ensuite transportée vers la vessie par les uretères, deux canaux fins reliant les reins à la vessie. La vessie agit alors comme réservoir d’urine entre les mictions. 

L’urètre permet ensuite l’évacuation de l’urine vers l’extérieur. C’est à ce niveau que la différence entre les hommes et les femmes se joue. L’urètre féminin est bien plus court (environ 3 cm) que celui de l’homme (environ 12 cm) ce qui permet aux bactéries de remonter beaucoup plus facilement jusqu’à la vessie. 

Les différents types d’infections urinaires 

Le terme « infection urinaire » regroupe différents types de pathologies, liées à différents degrés de gravité et segments du système urinaire.
La cystite aiguë est l’infection urinaire la plus courante, notamment chez la femme en raison de la brièveté de son urètre. Souvent bénigne, mais très inconfortable, elle touche la vessie et représente environ 90 % des infections urinaires basses. Elle dure en moyenne 3 à 7 jours avec un traitement antibiotique et est généralement causée par les rapports sexuels, une hygiène inadaptée ou une rétention d’urine. 

Cystite et infection urinaire : quelle différence ?

La cystite est un type spécifique d’infection urinaire qui touche la vessie. Les deux termes sont généralement utilisés de manière interchangeable, bien que le terme d’infection urinaire désigne également d’autres pathologies touchant d’autres parties de l’appareil urinaire.

L’urétrite est une infection localisée de l’urètre, le canal qui transporte l’urine de la vessie vers l’extérieur, et est notamment caractérisée par des brûlures au moment d’uriner, des écoulements et une gêne lors de la miction. Elle est plus fréquente chez l’homme et souvent liée à une infection sexuellement transmissible comme la chlamydia ou le gonocoque. L’infection urinaire chez l’homme n’est jamais considérée comme simple car une atteinte prostatique concomitante est quasi-systématique.

La pyélonéphrite est une infection urinaire haute, atteignant les reins et pouvant faire suite à une cystite mal soignée ou négligée, lorsque la bactérie responsable migre vers les voies urinaires supérieures. Elle représente une urgence médicale, car elle peut entraîner une altération de la fonction rénale si elle n’est pas prise en charge rapidement.

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Symptômes et diagnostic des infections urinaires

Symptômes

Les symptômes de l’infection urinaire varient selon la localisation de l’infection et l’état général du patient.
Les signes les plus fréquents sont :

  • Brûlures ou douleurs en urinant
  • Besoin urgent et fréquent d’uriner
  • Sensation de vidange incomplète de la vessie.

Certaines femmes évoquent également une gêne pelvienne diffuse, une urine trouble ou malodorante, voire des traces de sang dans l’urine.

Les symptômes de la cystite chez l’enfant et le bébé

Les symptômes seront les mêmes chez l’enfant que chez l’adulte : fièvre inexpliquée, urines avec une couleur ou une odeur inhabituelle, fuites urinaires, sang dans les urines, douleurs abdominales, perte d’appétit, perte de poids, vomissements, fatigue et sautes d’humeur, pleurs au moment d’uriner.

En cas de pyélonéphrite, les symptômes deviennent plus sévères et s’accompagnent généralement de fièvre, de frissons, de douleurs lombaires unilatérales (souvent confondues avec des douleurs musculaires), et parfois de nausées ou vomissements. Ces signes indiquent une infection urinaire haute, nécessitant une consultation médicale en urgence.

Symptômes Cystite aiguë Pyélonéphrite
Brûlure en urinant
Envie fréquente d’uriner
Douleurs pelviennes Parfois
Fièvre / frissons
Douleurs lombaires
Fatigue intense

Attention : une cystite simple ne provoque pas de fièvre. La présence de fièvre peut être signe d’une infection rénale (pyélonéphrite) et doit être rapidement prise en charge.

BON A SAVOIR : Les infections urinaires peuvent également être asymptomatiques, en particulier chez les personnes âgées ou les femmes enceintes.

Diagnostic

En cas de symptôme suggérant la présence d’une infection urinaire, plusieurs tests permettent la confirmation du diagnostic.

  • La bandelette urinaire est un test rapide permettant de détecter la présence de leucocytes et de nitrites, indicateurs d’une infection.
  • En cas de suspicion d’infection plus sévère (pyélonéphrite) ou récidivante, un examen cytobactériologique des urines (ECBU) est recommandé pour adapter le traitement antibiotique en conséquence.

 En cas de symptômes non inquiétants, et lorsque la femme n’est pas à risque (entre 16 et 65 ans, pas enceinte), elle peut s’adresser directement à un pharmacien, sans consultation médicale. Le pharmacien prescrit alors le test de la bandelette urinaire. Si celui-ci est positif, il pourra alors prescrire un antibiotique adapté sans ordonnance.

Causes et facteurs de risque de l’infection urinaire

Cause directe : Escherichia coli

Les infections urinaires sont principalement causées par la bactérie Escherichia coli, responsable de 90 % des cas, naturellement présente dans l’intestin et les matières fécales de l’être humain. Généralement inoffensive dans ce milieu, elle peut cependant migrer de la région anale jusqu’à la vessie en passant par l’urètre. Une fois dans la vessie, E. coli adhère aux parois et se multiplie, favorisant l’apparition de l’infection.

Facteurs de risques

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine du déplacement et de la prolifération de la bactérie dans la vessie.

  • L’hygiène, bien que nécessaire pour limiter les risques, peut également être facteur d’apparition de cystite si les lavages sont trop fréquents ou trop agressifs. Une hygiène non adaptée peut en effet fragiliser le microbiote de la vulve ou du vagin, favorisant la prolifération des bactéries.
  • Une mauvaise hydratation peut augmenter le risque d’apparition d’infection urinaire en limitant l’auto-nettoyage de la vessie par l’élimination des urines. Une hydratation trop faible et une vessie mal vidée entraînent une concentration des urines dans la vessie, milieu propice à la prolifération des bactéries.
  • Les rapports sexuels sont aussi connus pour augmenter le risque en favorisant le passage des germes de l’anus vers le vagin du fait des frottements et mouvements.
  • Les vêtements et sous-vêtements trop serrés et/ou synthétiques favorisent la transpiration et créent des conditions favorables au développement des bactéries.

Certaines maladies peuvent également favoriser l’apparition de cystites : malformations de l’appareil urinaire, présence d’une sonde urinaire, prise de certains médicaments, diabète…, peuvent être des terrains facilitateurs de la prolifération des bactéries.

Chez l’homme, les principaux facteurs de risques sont l’hypertrophie de la prostate, la prise trop importante d’anti-inflammatoires, une mauvaise hydratation, les relations sexuelles et la post-chimiothérapie ou post-radiothérapie.

Etapes de la vie d’une femme

Certaines périodes de la vie d’une femme sont également facteurs de risque de l’apparition de cystite. Les infections urinaires sont ainsi plus fréquentes au cours de la grossesse, du fait de facteurs anatomiques et hormonaux, et à la ménopause qui fragilise la flore vaginale.

Les bons gestes en cas d’infection urinaire : prévention, traitement et post-infection.

Prévention

Afin de prévenir l’apparition d’infections urinaires et de limiter les récidives il est recommandé de :

  • Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour, pour diluer les urines et multiplier les vidanges de la vessie.
  • Ne pas se retenir d’uriner.
  • Adopter une hygiène intime adaptée : s’essuyer de l’avant vers l’arrière, ne pas utiliser de produits d’hygiène intime parfumés et antiseptiques qui déséquilibrent la flore bactérienne vaginale.
  • Uriner après chaque rapport sexuel et éviter l’utilisation de spermicides.
  • Eviter les sous-vêtements synthétiques.

Pour les personnes sujettes aux cystites récidivantes, des stratégies de prévention peuvent être utilisées, telles que les compléments alimentaires à base de cranberry, de D-mannose ou de probiotiques, en complément d’une prise en charge médicale adaptée.

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Traitements

Le traitement de référence des infections urinaires repose sur des antibiotiques ciblés. En première intention, la fosfomycine (Monuril®) est souvent prescrite en prise unique, tandis que le pivmécillinam (Selexid®) peut être administré sous forme de cure de cinq jours[i]. Dans ce cas, un suivi médical adapté et un respect strict des prescriptions est nécessaire pour limiter le risque d’antibiorésistance.

En complément des antibiotiques, plusieurs solutions alternatives peuvent contribuer à soulager les symptômes et prévenir les récidives :

  • Une hydratation abondante est essentielle pour faciliter l’élimination des germes.
  • Le D-mannose et la cranberry sont connus pour leur effet anti-adhérentiel sur la bactérie coli.
  • La propolis a des propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires pouvant apporter un soutien naturel dans la gestion des infections.

Après l’infection

Après une infection urinaire, adopter une hygiène intime adaptée est essentiel pour prévenir les récidives. Il est conseillé d’utiliser un savon doux, d’éviter les produits irritants, de porter des sous-vêtements en coton, de bien s’hydrater et d’uriner régulièrement. La reprise des rapports sexuels doit se faire une fois les symptômes disparus, en appliquant quelques réflexes : uriner après le rapport, éviter les spermicides et favoriser une bonne lubrification.

Certains probiotiques spécifiques (comme Lactobacillus crispatus ou rhamnosus) peuvent aider à restaurer le microbiote vaginale et urinaire après une antibiothérapie et, en cas de cystites fréquentes, un traitement préventif, tel que le D-Mannose, peut être proposé.

Il est également nécessaire de veiller à l’apparition de signes spécifiques : fièvre, douleurs lombaires, brûlures récidivantes ou urines anormales… qui signaleraient la reprise de l’infection.

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Publié dans : Confort urinaire
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