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Combien de temps dure une infection urinaire ?

Découvrez les risques, la durée possible sans prise en charge, les symptômes et pourquoi il est important de consulter rapidement.

1 juillet 2025 10  min de lecture

1 femme sur 2 souffrira d’une infection urinaire au cours de sa vie. Cette pathologie fréquente, bien que souvent bénigne, suscite de nombreuses inquiétudes : combien de temps durent les symptômes ? À partir de quand faut-il s’inquiéter ? Peut-elle disparaître sans traitement ?

La durée de l’infection urinaire dépendra de sa gravité et de sa localisation mais également de la fréquence des épisodes et des particularités anatomiques du patient.

Quelle est la durée moyenne d’une infection urinaire ?

Durée sans traitement

Chez une femme en bonne santé, sans antécédent particulier, une cystite aiguë peut parfois se résorber spontanément en 2 à 5 jours, grâce à une réponse immunitaire efficace et une bonne hydratation. On estime que 25 à 45% des femmes  souffrant d’une cystite aiguë non compliquée voient leurs symptômes s’atténuer sans recourir à un traitement antibiotique.

Cependant, en l’absence de traitement, l’infection peut persister, voire s’étendre aux reins, provoquant une pyélonéphrite, allongeant la durée de prise en charge. En effet, même si les symptômes disparaissent d’eux-mêmes, la bactérie responsable peut ne pas être totalement éliminée, entraînant des rechutes ou la constitution de formes résistantes. Il est donc recommandé de ne jamais ignorer les symptômes urinaires, même s’ils semblent supportables.

Durée avec traitement antibiotique

Lorsqu’une infection urinaire est confirmée, le recours à un traitement antibiotique est généralement recommandé pour accélérer la guérison, limiter le risque de complications et prévenir les récidives. La durée du traitement dépend du type d’infection, de la gravité des symptômes et du profil de la patiente.

Pour une cystite aiguë simple ou récidivante, chez la femme non enceinte et sans facteur de risque, le traitement par antibiotique, en monodose (Monuril®) ou cure courte (Selexid®), permettra à la cystite de ne durer que 3 à 5 jours. Dans ce cas, il est possible d’obtenir le traitement antibiotique sans ordonnance médicale directement en pharmacie, sous condition de réalisation d’un test urinaire positif.

On parle de cystite compliquée lorsqu’elle touche des patients possédant au moins un facteur de risque : grossesse, anomalie organique ou fonctionnelle de l’arbre urinaire, insuffisance rénale, immunodépression, personne âgée de moins de 14 ans ou plus de 75 ans. Dans ce cas, un examen cytobactériologique des urines (ECBU) est nécessaire pour orienter le traitement. La durée du traitement est allongée à 7 jours ou plus, et le médecin pour recommander une autre famille d’antibiotiques, plus spécifique.

Pour une pyélonéphrite aiguë, le traitement repose sur une antibiothérapie prolongée, généralement de 10 à 14 jours, débutée parfois par voie intraveineuse en milieu hospitalier avant un relais par voie orale à la maison. Un ECBU avec antibiogramme est systématique pour identifier la bactérie responsable et adapter l’antibiotique.

Les symptômes d’une cystite commencent souvent à s’atténuer dans les 24 à 48h après la première prise d’antibiotiques mais il est fondamental de respecter la durée totale de traitement prescrite. Une interruption prématurée peut favoriser une reprise de l’infection ou le développement de bactéries résistantes, plus difficiles à traiter ensuite.

Facteurs influençant la durée

Le type d’infection urinaire n’est pas le seul facteur pouvant jouer sur la durée de la maladie : d’autres facteurs peuvent être déterminants.
Chez les personnes âgées, l’infection urinaire est souvent moins symptomatique, ce qui retarde le diagnostic. Les défenses immunitaires sont également souvent affaiblies, ce qui peut ralentir la réponse au traitement et favoriser l’aspect chronique de l’infection.

Pendant la grossesse, les modifications hormonales et mécaniques du système urinaire favorisent la stagnation de l’urine et la prolifération bactérienne.
Les infections urinaires sont également plus fréquentes et plus longues à traiter chez les personnes diabétiques car la présence de sucre dans les urines favorise la multiplication des bactéries.

Une patiente ayant des cystites récidivantes (≥ 3 épisodes par an) présente un terrain propice aux infections chroniques, souvent lié à un déséquilibre du microbiote urinaire, des facteurs anatomiques ou des habitudes à risque.
La résistance bactérienne : certaines souches bactériennes multirésistantes, notamment Escherichia coli, ne répondent plus aux antibiotiques couramment prescrits. Ce phénomène en hausse impose le recours à des traitements plus longs, plus puissants, voire hospitaliers dans les cas les plus sévères. 

Une mauvaise observance du traitement : arrêter l’antibiotique dès les premiers signes d’amélioration ou modifier la posologie sans avis médical compromet l’efficacité du traitement. Cela peut entraîner une rechute précoce, allonger la durée des symptômes et augmenter le risque de résistance.

La localisation de l’infection : une infection haute (comme la pyélonéphrite) nécessite un traitement plus long qu’une cystite simple, en raison de la profondeur anatomique de l’infection, de l’intensité des symptômes et des risques de complication.

Accélérer la guérison et soulager les symptômes

En complément des antibiotiques, certains traitements naturels peuvent aider à soulager les symptômes de l’infection urinaire et accélérer la guérison. Ces approches peuvent également jouer un rôle dans la prévention des récidives, notamment chez les femmes sujettes aux cystites fréquentes.

  • D-mannose : sucre empêchant les bactéries (notamment coli) d’adhérer à la paroi de la vessie, favorisant ainsi leur élimination par l’urine.
  • La cranberry (canneberge) contient des proanthocyanidines (PACs), qui agissent de façon similaire au D-mannose en réduisant l’adhérence bactérienne.
  • Certains probiotiques spécifiques (comme Lactobacillus crispatus ou rhamnosus) aident à restaurer le microbiote vaginal et urinaire, souvent déséquilibré après une antibiothérapie. Ils permettent de renforcer les défenses locales, limitant la prolifération de bactéries pathogènes.

En parallèle, il est conseillé d’adopter des habitudes favorables à l’élimination des bactéries :

  • Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour, idéalement en répartissant les prises
  • Uriner dès le besoin ressenti, sans se retenir
  • Uriner après chaque rapport sexuel
  • Porter des sous-vêtements en coton
  • Eviter les savons agressifs
  • Éviter les irritants urinaires (alcool, café, sodas, épices)
Approche Bénéfice potentiel Validation scientifique À utiliser avec
D-mannose Réduit l’adhésion bactérienne ✅ Oui Antibiotiques ou en prévention
Cranberry PACs ≥ 36 mg Prévention des récidives ✅ Partielle Cure régulière
Probiotiques Rééquilibre du microbiote ✅ Oui Après antibiothérapie
Huiles essentielles Antibactériennes ⚠️ Oui, mais sous contrôle médical Jamais en automédication
Jus de cranberry sucré Inefficace ❌ Non À éviter (sucre favorise les bactéries)
Automédication à base d’antibiotiques Risque de résistance ❌ Dangereux À proscrire

 

Erreurs fréquentes à éviter

Mauvais réflexes Bons réflexes
Arrêter l’antibiotique dès amélioration Terminer le traitement prescrit
Se soigner seule avec des remèdes maison Consultez un médecin dès les 1ers signes
Ignorer une fièvre ou douleur lombaire Faire une bandelette urinaire et consulter

Questions fréquentes (FAQ)

Une infection urinaire peut-elle guérir sans traitement ?

Certaines cystites aiguës guérissent spontanément, mais cela expose à un risque de complications. Un avis médical est toujours recommandé.

Combien de temps avant que les antibiotiques agissent ?

En général, les symptômes s’atténuent dans les 24 à 48 h après la première prise. En cas d’absence d’amélioration après 3 jours, il faut reconsulter.

Est-ce normal d’avoir encore mal après le traitement ?

Une légère gêne peut persister, mais des douleurs importantes ou récurrentes doivent faire suspecter une infection mal traitée ou une résistance bactérienne.

Dois-je refaire une analyse d’urine après une infection ?

Pas systématiquement. Elle est utile en cas de récidive, de grossesse, ou si l’infection était compliquée (pyélonéphrite).

L’infection peut-elle revenir juste après ?

Oui, notamment si le traitement a été interrompu trop tôt ou si les facteurs favorisants (hygiène, hydratation, sexualité) n’ont pas été corrigés.

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Publié dans : Confort urinaire
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