La mélatonine, souvent qualifiée d’«hormone du sommeil», est prisée pour réguler les troubles du sommeil tels que l’insomnie ou le décalage horaire. Cependant, elle n’est pas sans risques. Cet article explore ses dangers potentiels, en s’appuyant sur des données scientifiques et des avis d’experts.
Effets secondaires potentiels de la mélatonine
Bien que la mélatonine soit généralement bien tolérée, certains effets secondaires peuvent apparaître, souvent comparables à ceux d’un placebo.
Troubles neurologiques
Somnolence diurne : Une somnolence peut survenir après la prise de mélatonine. Des études cliniques montrent que cet effet est transitoire et similaire à un placebo (EMA).
Céphalées : Selon une analyse de pharmacovigilance, les maux de tête sont rares et sans gravité (ANSES). Ils ne nécessitent généralement pas d’interruption du traitement et disparaissent spontanément sans intervention spécifique.
Vertiges : Quelques patients rapportent des épisodes de vertige après la prise de mélatonine, mais ces cas restent peu fréquents et sans gravité, d’après l’ANSES. Ces manifestations sont souvent passagères et ne compromettent pas la tolérance globale du traitement.
EMA : Agence Européenne des médicaments
ANSES - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Troubles digestifs
Nausées et vomissements : Ces effets indésirables sont rares et ne diffèrent pas significativement de ceux observés avec un placebo, selon l’Agence européenne des médicaments (EMA). Ainsi, la mélatonine ne semble pas être un facteur déclenchant majeur de ces troubles digestifs.
Douleurs abdominales : Une étude menée par la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS) rapporte une fréquence de 14 %, mais sans établir de lien causal direct avec la prise de mélatonine. D’autres facteurs.
Constipation ou diarrhée : Les analyses de l’EMA indiquent que l’incidence de ces troubles gastro-intestinaux n’est pas plus élevée chez les patients prenant de la mélatonine que chez ceux recevant un placebo.
SFRMS : Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil
Troubles psychiques
Irritabilité et nervosité : Ces effets secondaires sont rares et sans relation directe prouvée (ANSES).
Rêves vifs ou cauchemars : Quelques patients mentionnent des rêves plus intenses ou des cauchemars lors de la prise de mélatonine, mais ces observations restent isolées. Les études de l’EMA indiquent que ces effets sont similaires à ceux rapportés avec un placebo, sans impact significatif sur la qualité du sommeil.
Épisodes dépressifs transitoires : Certains utilisateurs signalent une humeur passagèrement affectée, mais aucune étude ne confirme un lien direct entre ces épisodes et la mélatonine. L’ANSES souligne qu’aucune preuve solide ne permet d’attribuer ces manifestations au traitement.
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Conseils pour minimiser les effets secondaires :
Pour minimiser les effets secondaires liés à la mélatonine, il est essentiel d’adopter une approche progressive. Tout d’abord, il est recommandé d’initier la supplémentation avec la plus faible dose efficace afin d’évaluer la réponse individuelle de l’organisme. Ensuite, l’ajustement doit se faire de manière graduelle, en fonction de la tolérance et des besoins spécifiques de chaque personne.
Par ailleurs, le moment de la prise joue un rôle déterminant : une administration environ 30 à 60 minutes avant le coucher permet d’optimiser son efficacité en synchronisation avec le rythme circadien. Enfin, il convient d’éviter une utilisation prolongée sans supervision médicale, car une supplémentation inappropriée pourrait perturber la production endogène de mélatonine et altérer les mécanismes physiologiques régulant le sommeil.
Risques liés au surdosage
Un usage excessif de mélatonine peut aggraver les effets secondaires et provoquer des complications plus graves.
Symptômes du surdosage
Somnolence excessive : Un surdosage en mélatonine peut entraîner une fatigue marquée et une sensation de somnolence persistante tout au long de la journée.
Confusion ou désorientation : Une dose trop élevée de mélatonine peut affecter les fonctions cognitives, entraînant des troubles de la concentration et une sensation de désorientation.
Tachycardie : Un usage excessif de mélatonine peut provoquer une accélération anormale du rythme cardiaque, entraînant une sensation de palpitations.
Précautions à prendre
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De plus, la diversité des galéniques (comprimés, gummies ou comprimés bicouches) vous permet d’ajuster plus précisément votre prise, en fractionnant si nécessaire la dose afin de mieux gérer votre apport en mélatonine et ainsi limiter les risques liés à un surdosage ou une utilisation inadaptée.

Interactions médicamenteuses
Tableau comparatif : interactions médicamenteuses courantes
| Classe de médicaments | Effet potentiel de l’interaction |
|---|---|
| Anticoagulants | Risque accru de saignements |
| Benzodiazépines | Sédation excessive |
| Antidépresseurs | Modifications de l’humeur |
| Immunosuppresseurs | Diminution de l’efficacité du traitement |
| Contraceptifs oraux | Augmentation des niveaux de mélatonine |
Contre-indications de la mélatonine
Bien que la mélatonine soit souvent utilisée pour réguler le sommeil, certaines populations doivent l’éviter en raison de risques potentiels pour leur santé.
Femmes enceintes et allaitantes
À ce jour, les études sur l’innocuité de la mélatonine durant la grossesse et l’allaitement sont insuffisantes. Par précaution, il est donc recommandé aux femmes enceintes et allaitantes de ne pas en consommer.
Enfants et adolescents
Chez les jeunes, la mélatonine peut perturber l’équilibre hormonal en pleine construction. Son usage ne devrait être envisagé qu’après un avis médical pour éviter tout risque sur le développement.
Personnes atteintes de maladies auto-immunes
La mélatonine pouvant influencer le fonctionnement du système immunitaire, elle est déconseillée aux personnes souffrant de maladies auto-immunes, car elle pourrait aggraver les symptômes en augmentant l’activité immunitaire.
Individus souffrant de troubles de l’humeur
Chez certaines personnes sujettes à la dépression, à l’anxiété ou aux troubles bipolaires, la mélatonine peut exacerber les symptômes et déclencher des épisodes d’instabilité émotionnelle. Il est donc essentiel d’en parler avec un professionnel de santé avant toute prise.
Autres cas à risque
Certaines conditions médicales ou situations nécessitant une vigilance accrue rendent la consommation de mélatonine inadaptée. C’est le cas des personnes épileptiques, asthmatiques, ou souffrant de troubles du comportement et de la personnalité. De même, ceux qui exercent des activités nécessitant une attention soutenue (conduite, manipulation de machines) doivent éviter la mélatonine, car elle peut induire une somnolence risquée.
Effets à long terme
Les données scientifiques sur les effets d’une supplémentation prolongée en mélatonine restent encore limitées, nécessitant davantage d’études pour en évaluer les implications à long terme.
Déséquilibre hormonal
Une utilisation excessive ou inadaptée pourrait perturber la production endogène de mélatonine, altérant ainsi l’équilibre hormonal naturel impliqué dans la régulation du sommeil.
Perturbation du rythme circadien
Une prise inappropriée ou prolongée risque de désynchroniser le cycle veille-sommeil, pouvant entraîner des troubles du sommeil ou une dérégulation des rythmes biologiques.
Sources :
- European Medicines Agency (EMA). Rapport sur la mélatonine et ses effets secondaires
- Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Évaluation des risques liés à l’utilisation de la mélatonine
- Société française de recherche et médecine du sommeil (SFRMS). Impact de la mélatonine sur le sommeil et la santé

