L’apparition de taches blanches sur la peau suscite souvent de l’inquiétude. Visibles sur une peau bronzée ou même au quotidien, ces zones dépigmentées interrogent par leur nature et leur évolution. Sont-elles bénignes ? Sont-elles le signe d’une affection plus sérieuse ? Cet article permet de mieux comprendre les causes possibles de ces marques, souvent liées à la production de mélanine, au système immunitaire ou à l’exposition au soleil. Identifier l’origine d’une tache blanche est essentiel pour adapter les soins.
Qu’est-ce qu’une tache blanche sur la peau ?
Définition et typologie
Une tache blanche sur la peau correspond à une zone où la pigmentation est réduite ou absente, traduisant un dérèglement de la production de mélanine. Ces taches peuvent être petites, isolées ou réparties en plaques plus larges. Certaines sont temporaires, d’autres chroniques. La dépigmentation peut être partielle ou totale, selon le nombre de mélanocytes affectés et la profondeur cutanée concernée. Des causes variées, allant de l’infection fongique à la maladie auto immune, peuvent en être à l’origine.
Mécanismes biologiques
La mélanine, pigment naturel de la peau, est produite par les mélanocytes. Ces cellules spécialisées, situées dans l’épiderme, jouent un rôle essentiel dans la protection contre les dommages causés par les rayons UV. Lorsque les mélanocytes sont détruits, inactifs ou altérés par un facteur externe ou interne, on peut observer une perte de pigmentation de la peau. Le système immunitaire, certaines agressions chimiques ou des champignons microscopiques peuvent perturber le mécanisme normal des mélanocytes. L’exposition au soleil intensifie la visibilité des zones dépigmentées.
Effet du soleil
Après un bain de soleil, les petites taches blanches ressortent souvent sur une peau claire. Ce contraste est accentué par le bronzage environnant. Certaines taches peuvent ressembler à de simples zones plus sèches ou sensibles, ce qui complique parfois le diagnostic.
A savoir : pour bien identifier et différencier une dépigmentation, observez si la tache persiste plusieurs semaines malgré l’application d’un soin hydratant.

Les causes les plus fréquentes
Pityriasis versicolor
Le pityriasis versicolor est une infection fongique provoquée par une prolifération excessive de levures du genre Malassezia. Fréquente dans les climats humides ou chez les personnes sujettes à une transpiration importante, elle entraîne l’apparition de petites taches blanches ou rosées, parfois squameuses, localisées sur le tronc ou les bras.
Ces taches deviennent plus visibles après une exposition au soleil, car les zones infectées ne bronzent pas normalement. Le traitement antifongique local permet généralement une disparition progressive, mais les récidives sont fréquentes.
Vitiligo : une maladie auto-immune
Le vitiligo est une maladie dans laquelle le système immunitaire attaque les mélanocytes, entraînant une dépigmentation progressive. Les taches sont bien délimitées, symétriques et apparaissent souvent sur le visage, les mains ou les plis. Des facteurs génétiques, le stress oxydatif et des déséquilibres immunitaires sont suspectés d’en être la cause. Un diagnostic précoce permet une meilleure prise en charge (photothérapie, crèmes topiques, etc.).
Le saviez-vous ? : Selon le Journal of the American Academy of Dermatology, 0,5% à 2% de la population mondiale serait touchée par le vitiligo.
Hypopigmentation post-inflammatoire
Toute lésion cutanée (eczéma, brûlure légère, irritation) peut entraîner une altération temporaire de la mélanine. Cette réaction post-inflammatoire est fréquente chez les peaux foncées, car leurs mélanocytes sont plus réactifs. Des soins réparateurs et une bonne protection solaire permettent souvent à la peau de retrouver sa teinte normale en quelques semaines à quelques mois.
Autres facteurs
Une carence en vitamines B12, D, ainsi qu’en cuivre et en zinc peut fragiliser la santé des mélanocytes, perturbant ainsi la pigmentation de la peau. L’utilisation d’une crème solaire non adaptée, avec un filtre insuffisant, peut accentuer le contraste entre les zones dépigmentées et les zones saines, notamment en cas d’exposition prolongée au soleil. À l’inverse, des filtres solaires physiques d’origine minérale, comme le dioxyde de titane (TiO₂) et l’oxyde de zinc (ZnO), qui ont été micronisés ou encapsulés pour améliorer leur texture, leur transparence et leur tolérance cutanée. Ces nouveaux filtres minéraux, plus respectueux de l’épiderme, sont particulièrement recommandés pour les peaux sensibles ou sujettes à l’hypopigmentation.
Ci-dessous notre formule spécifique anti tâches : Glutathion, Leucoselect, Zinc et Niacinamide.
Comment identifier et diagnostiquer une tache blanche ?
Examen dermatologique
Un dermatologue commence par une observation visuelle, en utilisant parfois la lumière ultraviolette pour éclairer les zones dépigmentées. L’examen inclut aussi l’historique médical, l’exposition au soleil et les symptômes associés. Un changement rapide de taille ou de nombre de taches blanches est un signal d’alerte. Seul un professionnel peut établir un diagnostic fiable.
Examens complémentaires
Dans certains cas, une biopsie cutanée ou un bilan sanguin est demandé. Ces analyses permettent de détecter une éventuelle maladie auto immune, une carence vitaminique, ou d’exclure d’autres affections dermatologiques. Des rougeurs, démangeaisons ou signes généraux (fatigue, amaigrissement) justifient une investigation plus poussée.
Traitements et prévention
Traitements médicaux
- Antifongiques locaux : efficaces contre le pityriasis versicolor
- Dermocorticoïdes ou inhibiteurs de la calcineurine : prescrits en cas de vitiligo débutant
- Photothérapie UVB à spectre étroit : traitement de référence pour le vitiligo étendu
L’automédication est à éviter. Chaque traitement dépend de la cause exacte, de l’ancienneté des taches et de la réactivité de la peau exposée au soleil.
Mesures préventives et hygiène de vie
L’application quotidienne d’une crème solaire à indice élevé permet de protéger les zones dépigmentées contre les rayons UV et de réduire le contraste pigmentaire avec le reste de la peau. Parallèlement, une alimentation riche en vitamines A, B12, D, E ainsi qu’en zinc et en cuivre soutient activement la production de mélanine et le bon fonctionnement des cellules pigmentaires. Enfin, une bonne hydratation, un sommeil réparateur et une gestion efficace du stress participent à maintenir l’équilibre cutané et à limiter les déséquilibres pigmentaires.
Focus sur les compléments alimentaires
Certains compléments pour la peau aident à soutenir la fonction des mélanocytes. Enrichis en antioxydants, ils agissent sur le stress oxydatif impliqué dans plusieurs formes de dépigmentation.
Questions fréquentes
Pourquoi apparaissent-elles plus souvent lors d’une exposition au soleil ?
Le bronzage met en évidence les zones dépigmentées, car celles-ci restent blanches.
Peuvent-elles disparaître d’elles-mêmes ?
Certaines oui (hypopigmentation post-inflammatoire), d’autres non sans traitement (vitiligo, mycose chronique).
Quels spécialistes consulter ?
Le dermatologue est le premier recours. En cas de maladie systémique, l’avis d’un endocrinologue ou immunologue peut être nécessaire. Un suivi dermatologique régulier permet d’ajuster les traitements. Certaines zones, comme le visage ou les mains, demandent une vigilance particulière.
Comment adapter sa routine de soins ?
Nettoyer en douceur, hydrater, utiliser une crème solaire, et maintenir une bonne hygiène de vie.
Routine recommandée : Nettoyage doux, crème hydratante le matin, protection solaire en journée, crème réparatrice le soir. Une routine simple, validée par un dermatologue, favorise la stabilité pigmentaire.
Sources
- Journal of the American Academy of Dermatology. Vitiligo: Diagnosis and management. Vitiligo – Journal of the American Academy of Dermatology
- National Center for Biotechnology Information (NCBI). Hypopigmentation disorders and their differential diagnosis. Hypopigmented Macules – StatPearls – NCBI Bookshelf
- British Journal of Dermatology. Phototherapy advances in dermatology. Phototherapy: Theory and practice – Kurz – 2023 – JDDG: Journal der Deutschen Dermatologischen Gesellschaft – Wiley Online Library
- World Health Organization – Dermatological research 2023 update. WHO’s first global meeting on skin NTDs calls for greater efforts to address their burden


