Contre les troubles de la mémoire, l'exercer à tout âge

Troubles de la mémoire : l’exercer à tout âge

La mémoire repose sur un processus complexe : apprentissage, mémorisation immédiate, stockage, rappel mnésique ou restitution. De nombreux facteurs peuvent entrainer des troubles de la mémoire. A commencer par le trac qu’éprouvent les adolescents lors d’un examen, puis le stress rencontré par les adultes au cours des différentes épreuves de la vie. Plus tard, la mémoire vieillit naturellement ou s’effrite à cause d’une maladie, comme la maladie d’Alzheimer. Dans tous les cas, la mémoire, ça se travaille !

La mémoire s’amenuise avec l’âge, c’est un phénomène normal. Ainsi, les petits oublis sont des évènements qui ne doivent pas inquiéter, car ils ne relèvent pas d’une maladie. Ce n’est que s’ils se répètent trop souvent qu’il faut se poser des questions, car ils peuvent être liés à une démence comme une maladie d’Alzheimer. Et encore, c’est tout un ensemble de signes qui permettra de porter le diagnostic. En effet, seuls, de petits défauts de mémoire ponctuels peuvent tout simplement relever d’un trouble de l’attention en rapport avec le stress ou la fatigue. Autrement dit, très schématiquement, il faudrait quasi systématiquement perdre son sac et le retrouver dans un endroit incongru comme le réfrigérateur avant d’envisager Alzheimer. Ici, le trouble de la mémoire est associé à un trouble du comportement…

De nombreux facteurs affectent la mémoire

Outre la maladie d’Alzheimer qui est une maladie neurodégénérative, de nombreux facteurs augmentent le risque de troubles de la mémoire :

  • traumatisme,
  • alcoolisme chronique,
  • perte de conscience,
  • crise d’épilepsie,
  • accident vasculaire cérébral,
  • certains médicaments (somnifères…),
  • état d’anxiété,
  • dépression, etc.

Contre les troubles de la mémoire : à tout âge, on peut l’entretenir

Nous pouvons exercer notre mémoire à tout âge via l’apprentissage, mais aussi via les relations sociales qui sont très riches en enseignements et intellectuellement. Parallèlement, il faut savoir que notre hygiène de vie peut aussi l’affecter. Inversement, on peut se prémunir des petits accidents et retarder le vieillissement.  

  • Alimentation saine et équilibrée, en privilégiant les oméga-3 : ce sont des acides gras polyinsaturés qui entrent dans la composition des membranes des neurones. Ils sont essentiels au développement et à la croissance du cerveau. Les aliments riches en oméga-3 sont les poissons gras, l’huile de colza, les graines de lin, etc. 
  • Stimulation des fonctions intellectuelles : jeux de mots, de chiffres, de sociétés, de logiques, mathématiques… 
  • Vies active et sociale très riches : relations sociales, activités culturelles (cinéma, musées, voyages…), suivi de l’actualité, etc.
  • Activité physique : le simple fait de bouger (le mouvement et la marche) augmente le volume des zones cérébrales liées aux fonctions cognitives et mnésiques.
  • Entretenir sa vue et son ouïe : ces deux sens sont des stimulateurs exceptionnels de l’activité cérébrale.
  • Veiller à un sommeil suffisant en termes de durée et de qualité : le sommeil consolide l’apprentissage et donc la mémoire. 
  • Diminuer ses facteurs cardiovasculaires (excès de cholestérol, hypertension, diabète, surpoids) afin de préserver un cerveau bien oxygéné.