stérilité ou infertilité

Stérilité ou infertilité ?

Bébé ne vient pas et vous vous posez des questions sur votre propre fertilité. À partir de quand parle-t-on d’infertilité ou de stérilité, quelles sont les principales causes et les examens qui permettront de statuer ? Car c’est bien à partir du bilan de fertilité que pourront être entreprises les démarches d’aide à la procréation…

L’élément majeur à retenir est que si on suspecte une infertilité masculine ou une stérilité féminine, il ne faut pas trop attendre avant d’entreprendre les démarches, car le temps joue contre vous…

 

À partir de quand évoquer une stérilité ?

S’il arrive de tomber enceinte dès les premiers rapports, voire dès le tout premier rapport, ce n’est pas toujours le cas et il faut le plus souvent patienter plusieurs mois, une année ou même deux, sans que cela soit anormal.

  • La régularité des rapports (sans contraception) est essentielle. Inutile cependant d’en avoir tous les jours. Deux à trois par semaine surtout autour de la période d’ovulation sont suffisants. En effet, il faut savoir que la durée de vie des spermatozoïdes dans le vagin est de 4 jours en moyenne, certains pouvant survivre jusqu’à 6 jours !
  • Mais aussi et surtout, la fertilité diminue rapidement avec l’âge : on considère que la probabilité de tomber enceinte est de 25% par cycle à 25 ans, puis de 12% entre 30 et 35 ans, avant de chuter drastiquement à 45 ans.

À noter que la fertilité diminue aussi chez l’homme, mais de façon moins marquée et à partir de 30-35 ans.

Autrement dit, plus on attend plus les chances de concevoir diminuent.

Notre conseil 

Consultez après deux ans de tentatives infructueuses ou dès 12 mois à partir de 30 ans et selon les antécédents du couple, voire après 6 mois pour les femmes de plus de 35 ans. En effet, les démarches, les examens et les traitements prennent du temps, reculant d’autant les chances de concevoir.

 

À qui la faute ?

Contrairement à une idée reçue, l’infertilité incombe autant à la femme qu’à l’homme. En effet, l’infertilité est liée à un problème féminin dans un tiers des cas, à un problème masculin dans un entre tiers des cas, tandis que les deux sont en cause dans le dernier tiers des cas. La balle au centre donc !

 

Les causes les plus courantes d’infertilité féminines

  • Ovulations absentes ou anomales (ménopause précoce, trouble hormonal, syndrome des ovaires polykystiques…).
  • Obstruction des trompes de Fallope.
  • Obstacle mécanique (malformation congénitale, fibrome utérin, polype, anomalie de la glaire cervicale…).
  • Endométriose, etc.

 

Les causes majeures d’infertilité masculine

  • Spermatozoïdes en quantité anormalement basse, problème de mobilité.
  • Spermatozoïdes de forme anormale.
  • Absence de spermatozoïdes dans le sperme.

 

Le bilan de fertilité

La première étape consiste à rechercher la présence de facteurs favorisants que l’on peut détecter dans l’hygiène de vie (tabac, alimentation, exposition à des produits toxiques, usage de drogues…) et les antécédents médicaux des deux partenaires.

Ensuite, examen gynécologique pour Monsieur et Madame.

Le test de Hühner chez la femme 6 à 12 heures après un rapport permet de s’assurer de la qualité de la glaire cervicale et des spermatozoïdes.

Pour la femme, des examens complémentaires peuvent être requis : évaluation de l’ovulation, dosages hormonaux, échographie pelvienne, radio de la cavité utérine et des trompes (hystérographie, hystéroscopie), etc.

Chez l’homme : le spermogramme est indispensable.

Enfin, d’autres examens peuvent être dictés en fonction des résultats des précédents.

 

On retiendra qu’il ne faut pas attendre trop longtemps en cas de rapports infructueux et que ce délai dépend de l’âge et des antécédents de chacun.

 

Source : Assistance médicale à la procréation, https://www.procreation-medicale.fr/.

 

Conceptio contre l'infertilité