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Soigner un rhume et chouchouter ses voies respiratoires

Les muqueuses nasales représentent notre première barrière naturelle contre les microbes et notamment contre les virus de l’hiver. Par ailleurs, elles réchauffent et humidifient l’air inspiré, de sorte qu’il ne soit ni trop froid ni trop sec lorsqu’il pénètre plus profondément et jusque dans les poumons. De bonnes raisons de les préserver intactes qu’il vente, neige ou gel…

Le froid fragilise les muqueuses respiratoires

Nos voies respiratoires sont tapissées d’une muqueuse protectrice. Celle-ci est cependant particulièrement sensible au froid, qui a tendance à les assécher et à les rendre plus fragiles, donc moins efficaces. Le nez est le premier organe confronté à ce phénomène. Équipé lui aussi d’une muqueuse, il réchauffe et humidifie l’air froid qui va pénétrer plus profondément. Pour l’aider dans cette tâche, on recommande de porter un cache-nez en hiver, d’inspirer par le nez et non par la bouche et d’humidifier l’air de son logement. Pour maintenir des muqueuses en bon état, il est préférable d’éviter tout tabagisme, actif et passif, et de se protéger au maximum des polluants qui sont agressifs pour les muqueuses respiratoires. 

Des muqueuses en forme pour prévenir et soigner un rhume   

Des muqueuses respiratoires en pleine forme vont participer à nos défenses immunitaires, avec en première ligne les voies respiratoires supérieures, qui comprennent le nez, les fosses nasales, la bouche, le pharynx et le larynx (la gorge). C’est ainsi que les traitements curatifs ou préventifs des rhumes par exemple utilisent des agents antiseptiques, anti-inflammatoires et pro-immunitaires.

Il faut savoir également que les muqueuses sont composées de cellules qui produisent du mucus, sorte de gel qui piège les microbes avant d’être repoussé vers la sortie (la bouche et le nez) grâce à des cils en perpétuel mouvement. La toux, le nez qui coule et donc le mouchage contribuent à l’évacuation du muscus. Certains médicaments dits expectorants visent à faciliter ce réflexe…

Plus de 200 virus différents 

En hiver, plus de 200 virus différents sont susceptibles de pénétrer nos voies respiratoires et de nous rendre malades : rhumes, laryngites, pharyngites, grippes, etc. Ce sont des rhinovirus dans 40% des cas. Ils sont hautement transmissibles et responsables d’épidémies hivernales. Les affections respiratoires qu’ils provoquent sont bénignes dans la majorité des cas, mais peuvent se transformer en maladies graves chez les personnes déjà malades ou fragiles comme les nourrissons et les personnes âgées. 

Enfin, ces infections virales sont extrêmement fréquentes : on considère qu’un adulte fait 2 à 4 rhumes chaque hiver. Chez l’enfant, on dénombre 6 à 10 épisodes par an*. Raison de plus de chouchouter ses muqueuses respiratoires et de renforcer le barrage aux virus en portant un cache-nez en période d’épidémie… 

* Spector SL., The common cold: current therapy and natural history, J Allergy Clin Immunol, 1995, 95(5 Pt 2):1133-8, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7751530.