Bosstez votre système immunitaire pour résister aux infections

Booster votre système immunitaire

La principale fonction de notre système immunitaire est de nous protéger contre les microbes. 

D’une redoutable efficacité, il peut cependant être pris à défaut et nous rendre malade. C’est très fréquent en hiver avec les infections respiratoires virales comme les rhumes, les grippes, les bronchites, etc. Les périodes de fatigue liées à un surmenage ou à une maladie peuvent aussi fragiliser notre système immunitaire. Bonne nouvelle, nous pouvons stimuler nos défenses naturelles et devenir plus résistants ! 

Les maux de l’hiver (grippes, rhumes, bronchites, rhinopharyngites), stimulez votre système immunitaire

Peu de familles échappent tout un hiver aux rhumes et autres états grippaux avec leur cortège de maux de gorge, toux, fièvre légère, courbatures, fatigue, etc. Ces affections respiratoires hivernales sont le plus souvent bénignes et guérissent spontanément en quelques jours. Mais il existe des terrains plus sensibles que d’autres aux maux de l’hiver. Cela explique pourquoi chez certaines personnes un simple rhume peut plus facilement évoluer vers une angine, une bronchite ou une otite. Que l’on fasse partie ou non des personnes « fragiles », nous pouvons tous donner un coup de pouce à notre système de défense pour

  • éviter de tomber malade,
  • diminuer la durée et l’intensité des symptômes,
  • nous rétablir plus vite. 

Plus que jamais en hiver, il incombe d’adopter une bonne hygiène de vie :

  • alimentation saine et variée,
  • activité physique modérée régulière,
  • arrêt du tabac,
  • respect des règles élémentaires d’hygiène comme mettre la main devant sa bouche lorsque l’on tousse ou éternue, se laver très fréquemment les mains (premiers vecteurs de germes), éviter de côtoyer les personnes malades et vice-versa, fuir les lieux surpeuplés, aérer son logement, etc.

En soutien, les vitamines antioxydantes (vitamine D, vitamine C), les plantes (propolis, échinacée, acérola…), et les oligoéléments (cuivre, zinc, sélénium, argent, bismuth…) apportent une aide intéressante. Les maux de l’hiver représentent d’ailleurs une part très importante d’automédication, avec plus de 50 millions de boites de médicaments sans ordonnance vendus chaque année (1). Pensez aussi aux probiotiques qui entretiennent notre flore intestinale, cet ensemble de bactéries et autres germes qui cohabitent dans nos intestins et qui est impliqué dans l’immunité. À savoir : les probiotiques sont également indiqués en complément d’un traitement antibiotique, car en éliminant les bactéries pathogènes, ils détruisent également nos « bonnes » bactéries qui composent la flore intestinale. 

Contre la grippe : la vaccination

L’automédication ne remplace pas la vaccination contre la grippe, laquelle est recommandée chaque année en début d’automne aux personnes fragiles (personnes âgées ou atteintes d’une maladie chronique). Et comme la vaccination ne garantit pas à 100% un hiver sans grippe, ces mêmes personnes fragiles doivent immédiatement consulter leur médecin en cas de survenue de symptômes grippaux typiques : à savoir d’intensité élevée et de survenue très brutale, pour limiter les risques de complications. 

Mais pourquoi est-on plus souvent malade en hiver ? 

Plusieurs facteurs contribuent aux épidémies hivernales : 

  • Le confinement : la contamination virale se fait par les voies aériennes lorsque l’on respire un air contenant des particules virales, comme celles projetées dans les microgouttelettes d’une personne malade qui tousse sans mettre ses mains devant sa bouche. Ce mode de contamination est facilité par le confinement et le manque d’aération lorsqu’il fait froid (2). 
  • Le froid : à l’extérieur, les virus comme ceux de la grippe ne survivent pas longtemps et ils craignent surtout la chaleur, la sécheresse et les UV. Il y aurait donc plus de virus dans l’air en hiver. Selon des chercheurs sud-coréens, le taux de virus dans l’air atteint un pic en janvier avant de décliner au printemps (3). 
  • La sécheresse des muqueuses : l’air froid et sec assèche les muqueuses respiratoires, ce qui les fragilise et facilite la pénétration des virus. Le refroidissement des muqueuses respiratoires au passage de l’air froid contribue aussi à diminuer la réactivité des défenses immunitaires. 

 

(1) 60 millions de consommateurs, décembre 2017, https://www.60millions-mag.com/. 

(2) La physiologie du froid, rapport INVS 2009, http://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-climatiques/article/grand-froid-professionnels-de-sante#Physiologie-du-froid ; Institut de veille sanitaire (InVS), « Froid et santé : Éléments de synthèse bibliographique et perspectives », rapport d’investigation, http://www.invs.sante.fr/publications/2004/froid_et_sante/rapport_froid_et_sante.pdf.

(3) Tae Woong Whon egt al., Metagenomic Characterization of Airborne Viral DNA Diversity in the Near-Surface Atmosphere, Journal of Virology, August 2012 vol. 86 no. 15 8221-8231, http://jvi.asm.org/content/86/15/8221.abstract.