Comment booster sa fertilité ?

Booster la fertilité et bien préparer la grossesse

De plus en plus de couples consultent pour des problèmes de fertilité. Ce constat s’explique par une réelle diminution de la fertilité. Mais avec les énormes progrès médicaux réalisés dans ce domaine, il existe aujourd’hui des solutions à proposer aux 15% des couples en mal de conception. Les progrès concernent aussi la préparation et l’accompagnement de la grossesse. 

Problème de fertilité : 1 couple sur 7 

Aujourd’hui, 1 couple sur 7 consulte pour des problèmes de fertilité (1), soit environ 15% des couples. Ce pourcentage a fortement augmenté au cours de la dernière décennie. 

L’infertilité concerne la femme dans 30% des cas, l’homme dans 20% des cas, mais le plus souvent les deux à fois, dans 40% des cas. Il existe à présent de nombreuses solutions. Mais un intérêt tout particulier doit être porté aux facteurs environnementaux et aux modes de vie, car contrairement aux facteurs génétiques, il est possible d’agir (2, 3).

L’infertilité féminine

Avec l’allongement des études, le développement et la réussite des carrières professionnelles, l’âge moyen de la première grossesse n’a cessé de reculer jusqu’à atteindre 29,7 ans en 2009 (4). Or la fertilité diminue très fortement à partir de 35 ans, avec des chances de concevoir par cycle de 12%, contre 25% à l’âge de 25 ans. À 40 ans, ce taux de conception chute à 6% avant de devenir quasiment nul après 45 ans. 

L’évolution de notre mode de vie a aussi considérablement influencé la fertilité des femmes. L’alimentation industrielle, le stress, la consommation d’alcool, le tabagisme et la pollution ont des effets délétères sur notre organisme. Ils ont à l’origine du stress oxydatif, lequel produit un excès de radicaux libres que l’organisme a bien du mal à éliminer avec son système d’antioxydants, aussi perfectionné soit-il. Or les études sont formelles, le stress oxydatif nuit au bon fonctionnement de l’appareil reproducteur féminin et a un impact négatif sur la fertilité.

Les troubles de la fertilité masculine

L’homme est autant impliqué que la femme dans les problèmes de conception. Pourtant, on s’est longtemps focalisée sur la prise en charge de la femme, et très peu sur l’homme. Depuis une dizaine d’années, on observe une prise de conscience sur les causes de la diminution de la fertilité masculine. Et comme chez la femme, l’âge est facteur essentiel. Selon les données 2010 de l’Agence de la Biomédecine, à 25 ans, les chances de concevoir dans les 6 mois sont de 78%. À partir de 35 ans, elles chutent à 58% (1). Ce phénomène s’explique par une diminution progressive de la concentration en spermatozoïdes au fil du temps.

D’autres facteurs affectent la fertilité masculine. Là encore, comme chez la femme, ils sont liés au mode de vie : l’hygiène de vie, le stress et la pollution peuvent altérer la qualité du sperme. Au cours des cinquante dernières années, le nombre de spermatozoïdes produits par l’homme a diminué de 50%, ainsi que leur mobilité dans le fluide séminal (5). 

Tous ces facteurs favorisent le stress oxydatif. La production excessive des radicaux libres qui en découle nuit à une spermatogenèse normale. 

Avant même la grossesse

Avant même la grossesse, en période dite de péri-conception, donc dès le désir de grossesse, il est important d’apporter à l’organisme certains micronutriments spécifiques :

  • pour combler des déficiences et être sûr de débuter la grossesse avec un statut adéquat (vitamines antioxydantes, acide folique, DHA…),
  • mais aussi pour augmenter la fertilité féminine, notamment avec du zinc. 

Dès le début de la grossesse

Certaines complémentations sont systématiquement proposées dès le début de la grossesse. C’est le cas du fer en raison d’un besoin accru, et de l’acide folique en prévention des anomalies de fermeture du tube neural (spina bifida). D’autres sont proposées par le médecin au cas par cas : vitamine D3, DHA, zinc, magnésium, iode, vitamine C, vitamines du groupe B. 

Attention, jamais de médicament, ni de complémentaire alimentaire en vente libre, y compris à base de plantes, sans l’avis préalable du médecin, et ce du début jusqu’à la fin de la grossesse ou de l’allaitement. 

Sources 

(1) Agence de la Biomédecine – 2010, https://www.agence-biomedecine.fr/. 

(2) Ebisch IM et al., The importance of folate, zinc and antioxidants in the pathogenesis and prevention of subfertility, Hum Reprod Update, 2007, 13(2) :163-74, DOI:10.1093/humupd/dml054.

(3) Homan GF et al., The impact of lifestyle factors on reproductive performance in the general population and those undergoing infertility treatment : a review, Hum Reprod Update, 2007, 13(3) :209–23, DOI:10.1093/humupd/dml056.

(4) Institut National des Études Statistiques, 2009.

(5) Carlsen E et al., Evidence for decreasing quality of semen during past 50 years, BMJ, 1992, 305:609-13, PMCID : PMC1883354.